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L’informel et le manque de visibilité, les boulets de la logistique

International
01/01/2019
Nationale
09/05/2019

Le bilan du contrat-programme 2010-2015 est occulté. reconduits jusqu’en 2020, les objectifs initiaux risquent d’être obsolètes. le déficit de formation et le coût du foncier pointés du doigt.

Le Maroc a encore beaucoup à faire dans le domaine de la logistique. L’un des objectifs initiaux de la Stratégie adoptée pour le secteur était de ramener le poids du coût logistique sur le PIB de 20% à 15% en 2015 déjà. Cet objectif n’a jamais été atteint, et continue de figurer aujourd’hui parmi bien d’autres priorités telles l’installation de zones logistiques, la décongestion des routes, l’éradication de l’informel et l’amélioration de la compétitivité par les coûts, identifiées par les acteurs du secteur comme points vitaux conditionnant le développement du secteur. C’est ce qu’affirme Hicham Mellakh, président de la commission logistique à la Confédération générale des entreprises du Maroc (CGEM). Dans une déclaration à La Vie éco, il a estimé que «le manque de visibilité, la concurrence déloyale exercée par le secteur informel, le déficit en termes de formation du personnel et le coût du foncier» étaient des facteurs hautement handicapants auxquels il faut impérativement s’attaquer.

La carte professionnelle n’est toujours pas exigée

Mais au-delà de ces problématiques, «il n’existe, à ce jour, aucun bilan des réalisations menées par les précédents contrats-programmes. Celui de 2010-2015, en l’occurrence, a simplement été reconduit à 2015-2020, sans que le moindre enseignement n’en soit tiré, ni le moindre chiffre publié. Sur la chaîne de valeur, depuis l’arrivée des conteneurs sur les ports jusqu’à leur stockage, en passant par le transport, l’éclatement, l’acheminement vers les points de livraison, etc., aucune donnée sectorielle n’est disponible. Chaque opérateur connaît, bien évidemment, ses coûts. Mais personne ne connaît le poids global de cette chaîne», observe Hicham Mellakh. «Nous ne savons toujours pas ce qui a été réalisé ou non dans le cadre de ce contrat-programme, et nous ignorons le taux d’avancement des chantiers entamés. Est-ce 10%, 15%, 20% ? Nul ne le sait. Ce que nous savons, par contre, c’est que les zones logistiques n’existent toujours pas, à l’exception de quelques efforts de concentration sur certaines régions ; qu’aucun accompagnement à l’externalisation n’est mis en place ; que l’informel gangrène toujours le secteur ; et qu’aucune visibilité n’est donnée aux investisseurs alors que l’amortissement de tels investissements se fait sur 10 à 15 ans», poursuit-il.

M. Mellakh n’écarte pas la possibilité que les objectifs fixés, reconduits indéfiniment depuis plus d’une décennie, risquent fort bien d’être obsolètes. Les opérateurs explorent aujourd’hui la transformation digitale du secteur, certains l’ont même entamée. Mais les aspirations du contrat-programme reposent toujours sur des conclusions tirées voilà plus de 15 ans, qui ne prennent en compte aucune des évolutions qu’a connues le secteur depuis. Il considère que l’un des aspects les plus urgents et les plus «évidents» qui tarde, pourtant, à être traité est la carte professionnelle des chauffeurs. «Plusieurs conducteurs prennent le volant pour acheminer des conteneurs, alors même qu’ils ne disposent pas de carte professionnelle. C’est un problème que nous avons relevé au début des années 2000, et contre lequel rien n’a été fait. Il y va tout de même de la sécurité des citoyens car les accidents se multiplient sur les routes», commente-t-il.

Le contrôle fait défaut
Lors de la 8e édition du Salon Logismed, tenu à Casablanca du 9 au 11 avril 2019, les intervenants, alliance des représentants de Portnet, l’Agence marocaine de développement de la logistique (AMDL) et l’Organisation de la coopération islamique (OCI), y avaient traité plusieurs de ces problématiques. Parmi elles, les technologies disruptives à la logistique, le développement d’écosystèmes commerciaux transfrontaliers, la distribution et le désengorgement des flux sur le réseau routier, la formation et les compétences que le secteur requiert aujourd’hui, l’accompagnement des entreprises dans leurs démarches d’ouverture au marché mondial, le poids de la bureaucratie, la compétitivité et les voies de maîtrise des coûts. Autant de chantiers qui concentrent l’intérêt des parties prenantes, mais dont le développement reste plombé par l’informel qui gangrène le secteur, ainsi que le manque de structure et de contrôle sur le terrain. C’est ce qu’indique Ahlam Amrani, directrice générale d’Eslog, opérateur marocain spécialisé dans la logistique internationale et membre du Global Logistics Associates (GLA). «En tant que logisticiens, la pérennité de nos activités est fondamentalement basée sur le capital confiance que nous construisons avec nos partenaires, clients et transporteurs. Il y va de notre crédibilité. Malheureusement, la persistance d’acteurs peu scrupuleux dérange dans la mesure où ces derniers n’hésitent pas à contourner la loi et les règles en place pour réaliser du chiffre, souvent aux dépens de la crédibilité du secteur», explique-t-elle. Ahlam Amrani fait également remarquer que «cette situation est fortement dommageable parce que l’on voit apparaître des pseudos logisticiens sans la moindre expérience ni la moindre crédibilité sur le marché, mais qui arrivent tout de même à attirer une clientèle appâtée par la faiblesse du coût des prestations, et parfois la promesse de services en opposition avec les clauses stipulées dans les contrats signés, tel l’acheminement des marchandises avant que le fournisseur ne soit payé, par exemple».

La recrudescence de telles pratiques a pour effet de «créer des situations malencontreuses pour les acteurs du secteur tels l’abandon de marchandises sur le port parce qu’un client n’est pas arrivé à payer ses dus, l’accumulation de surestaries, souvent à la charge du logisticien qui ne dispose que de très peu de recours, la captation de clients mal informés par des transporteurs informels et bien d’autres situations plus rocambolesques les unes que les autres», poursuit la directrice d’Eslog.

Peu de coordination entre les secteurs

Elle appelle ainsi à «une meilleure structuration du secteur, avec un contrôle plus étoffé sur le terrain», et estime que «la Stratégie logistique nationale va dans le bon sens. Au vu de l’état actuel des choses, tout changement ne peut être que bénéfique». Seulement, le président de la commission logistique à la CGEM insiste sur la dangerosité d’avancer sur une telle stratégie sans la moindre visibilité. «Certes, nous remarquons avec satisfaction que les choses commencent à bouger avec la nouvelle équipe de l’AMDL. Cela dit, nous ne pouvons concevoir une quelconque amélioration sans, d’une part, avoir de la visibilité – ce qui est le minimum requis avant d’inciter les acteurs du secteur à externaliser ou à s’investir -, et, d’autre part, une synergie dans la formulation des stratégies sectorielles», analyse-t-il.

Il explique en substance qu’il y a une impression que chaque secteur travaille seul dans son coin. Ce faisant, il ne faut pas s’étonner que les projets tardent à voir le jour. M. Mellakh cite, entre autres, le cas des zones logistiques. «Leur absence crée une situation pour le moins dangereuse pour les importateurs car certains font confiance à des opérateurs informels qui ne respectent ni le risque de détérioration des marchandises, ni les conditions d’acheminement qu’elles requièrent», regrette-t-il.


L’instauration de l’ICE (Identifiant commun de l’entreprise) par la DGI (Direction générale des impôts) et l’ADII (administration des douanes et impôts indirects) étant un pas dans le bon sens, il est à relever, toutefois, que «90% des marchandises acheminées sont stockées dans des dépôts informels afin d’échapper aux contrôles. Certains acceptent les risques encourus, pensant réaliser des économies. Ce qu’ils ne comprennent pas, c’est que lesdites économies sont réalisées à très court terme. Les pertes occasionnées par la détérioration des biens sont parfois si importantes que des sociétés sont obligées de mettre la clé sous la porte», confie M.Mellakh.

Mohamed Yousfi, directeur général de l’Agence marocaine de développement de la logistique (AMDL), explique que «les zones logistiques, composées de plusieurs plateformes logistiques, lesquelles sont composées de bâtiments et d’installations logistiques, développés sur de grandes surfaces, constituent des projets de développement assez importants et ne peuvent pas, de ce fait, échapper au contrôle des autorités». Ce dernier confie que «faute d’absence d’une offre de zones logistiques à services publics (multi-utilisateurs), adaptée aux besoins des acteurs économiques, plusieurs développements dispersés prolifèrent d’une manière non maîtrisée et parfois dissimulée en changeant la destination initiale des locaux». Cela a pour effet «une réalisation de bâtiments logistiques non adaptés en dehors des zones logistiques planifiées par la stratégie nationale», poursuit-il. Comme quoi il faut encore se retrousser les manches sans quoi les objectifs ne seront que des illusions.

Contrat-programme : entre ambition et réalité 
Le contrat-programme 2010-2015 devait ramener les coûts logistiques, principalement ceux des produits de grande consommation et des matériaux de construction, de 20% à 15%. Certains acteurs du secteur estiment que ce coût n’a été baissé que de 2 points de base tout au plus. Aussi, il était question de mobiliser le tiers du foncier nécessaire au déploiement du réseau national de zones logistiques. Aujourd’hui, les projets sont toujours en attente, et l’AMDL compte sur l’année 2019 pour actionner plusieurs de ces chantiers. Le secteur contribue, toutefois, à hauteur de 5,1% du PIB, contre près de 3% voilà près de 10 ans, d’après l’annonce faite par Abdelkader Amara, ministre de l’équipement, du transport, de la logistique et de l’eau, lors de son intervention à l’occasion de la 8e édition du Logismed. Au regard des objectifs initialement fixés, cette croissance constituerait, selon les opérateurs, la seule réalisation palpable des précédents contrats-programmes.

Nationale
25/10/2019

La troisième édition du e-Rallye RIVE Maroc a eu lieu du 14 au 20 octobre 2019

Un rassemblement de plus de 13 véhicules électriques participants, pour plus de durabilité dans le monde.

Source : Heure du Journal

Nationale
15/10/2019

Casablanca: Lancement de l'application "Yassir" de réservation de taxi

Cette application, facile à utiliser, permet à ses utilisateurs de commander leur taxi à Casablanca tous les jours de la semaine de 20H00 jusqu'à 7H00.

Source : Leseco.ma

Internationale
11/10/2019

35 villes s’engagent à purifier l'air que leurs citoyens respirent et protéger la santé de millions

Les maires de Londres, Paris, Los Angeles, Copenhague, Delhi, Jakarta, Mexico et des villes du monde entier s'engagent pour une vision commune du respect des recommandations pour la qualité de l'air de l'Organisation mondiale de la Santé d'ici 2030.

Source : C40 Cities

Nationale
09/10/2019

Le Maroc vise une place parmi les 20 premiers réseaux ferrés dans le monde

Le Maroc a pour ambition d’intégrer en 2020 le club des 20 premiers réseaux ferrés dans le monde, a indiqué, mercredi à Rabat, le ministre de l’Équipement, du Transport, de la Logistique et de l'Eau, Abdelkader Amara.

Source : Leseco.ma

Nationale
24/09/2019

Alberto Pérez : « Nous bataillons pour faire avancer le transport urbain !»

ALSA Maroc, spécialiste en matière de transport urbain, touristique, personnel et scolaire, vient récemment de mettre en circulation deux nouveaux bus panoramiques à vocation touristique animés par la technologie hybride dans la ville de Tanger.

Source : Challenge.ma

Internationale
16/09/2019

La Semaine européenne de la mobilité met l’accent sur la sécurité routière

La Semaine européenne de la mobilité, campagne phare de l’UE en faveur d’un transport urbain propre et durable, aura lieu du 16 au 22 septembre à travers plus de 3000 villes et villages d’Europe.

Source : Maroc Diplomatique

Nationale
14/06/2019

Journée de formation du Club des Villes MYC "Collecte de données et outils", 19 juin 2019, à Rabat

Dans le cadre de l'initiative MobiliseYourCity, la Direction Générale des Collectivités Locales du Ministère de l'Intérieur organise en étroite coopération avec le CEREMA et l'ADEME (partenaires MYC) une journée de formation du Club des Villes MYC Maroc.

Source : MYC

Nationale
18/10/2019

Des programmes R&D en batterie lithium au Maroc

Une conférence sur les batteries au lithium insiste sur la nécessité d’augmenter le budget alloué à la recherche scientifique et technique au Maroc.

Source : Quid

Nationale
15/10/2019

COP25 : La torche «Light us» quitte Casablanca

Le voilier «Regina Maris» a quitté, lundi, le port de Casablanca vers Sao Paulo (Brésil), dans le cadre du périple de la torche «Light us» jusqu'à Santiago, où se déroulera la Conférence des parties de la convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques (COP25), les 2 et 3 décembre prochain.

Source : Le Matin

Internationale
10/10/2019

COP25: le Chili convoque les ministres du transport du monde

Le Chili organise une rencontre à haut-niveau, sans précédent dans l’histoire des Conférences pour le Climat, dédiée au secteur du transport.

Source : COP25

Nationale
02/10/2019

Bus à Casablanca: Alsa remporte le marché

Abdelaziz El Omari a annoncé le mardi 1er octobre l'attribution du marché de gestion des bus à la société Alsa. Mais en attendant le démarrage du nouvel exploitant, la souffrance des Casablancais va se prolonger pour au moins quelques semaines.

Source : Media 24

Nationale
22/09/2019

Journée sans voiture à Rabat: quel impact ?

La journée mondiale sans voiture, célébrée le 22 septembre, a pour objectif de favoriser la prise de conscience collective de la nécessité d’agir pour préserver l’environnement et constitue une occasion pour les piétons, les cyclistes, et les transports communs de s’approprier l’espace urbain.

Source : Le site info

Internationale
24/07/2019

La Tansanie lance le projet "véhicules propres et économes" avec le soutien de l'Initiative Mondiale pour l'Economie des Carburants (GFEI)

Le 19 juillet 2019, la Tanzanie a organisé son premier atelier national des parties prenantes, dans le but de lancer un nouveau projet GFEI destiné à soutenir des véhicules plus propres et à meilleur rendement énergétique dans le pays.

Source : GFEI

Internationale
11/06/2019

L’Alliance pour la Décarbonation des Transports (TDA) accueille les premiers membres africains.

Le Cap-Vert et les villes de Maputo et Quelimane au Mozambique s'engage à décarboner leurs transports.

Source : PMD

Nationale
18/10/2019

Casablanca : La mobilité et les transports en débat

Les participants à une conférence tenue, jeudi soir à Casablanca, ont débattu de la mobilité et des transports collectifs lourds dans la capitale économique, mettant l’accent sur le projet du tramway en tant qu’expérience réussie en la matière.

Source : La Tribune

Nationale
13/10/2019

La journée sans voiture laisse un écho favorable chez les Casablancais

La journée sans voitures organisée, dimanche, à Casablanca et Mohammedia en vue de sensibiliser sur la pollution de l'air, due aux véhicules à moteur, a laissé un écho favorable chez les habitants des deux villes.

Source : Leseco.ma

Internationale
10/10/2019

La PreCOP25 conclue avec un appel pour plus d'ambitions climatiques

L’urgence de renforcer les ambitions climatiques était au cœur des discussions de la PreCOP 25 au Chili.

Source : UNFCCC

Nationale
02/10/2019

Mobilité à deux-roues : Takado lance le E-Delivry au Maroc

Une première au Maroc. Un scooter 100% électrique doté d’une autonomie record de 100 km est désormais sur le marché.

Soure : Aujourd'hui le Maroc

Nationale
20/09/2019

Le transport, champion de la consommation d’énergie

La répartition de la consommation énergétique nationale montre que le transport est le secteur le plus énergivore, avec 38% de la consommation totale.

Source : La Tribune

Nationale
14/06/2019

Séance de Comité de pilotage MobiliseYourCity Maroc, le 18 juin 2019, à Rabat

La Direction Générale des Collectivités Locales du Ministère de l'Intérieur et ses partenaires MobiliseYourCity organisent une séance du Comité de pilotage.

Source : MYC